A.S.B.G. : Blackout pour la A,

Laurent Bourg’s on fire

 

D’un côté comme de l’autre, à l’A.S.B.G., on est sur répondeur. Après, c’est juste la raison qui diverge. Si la A fut semble-t-il aux abonnés absents face à Stiring-Wendel, jetant son portable le long d’une départementale menant vers un terrain qui les verra se prendre une jolie rouste (5-0), Laurent Bourg, lui, n’est pas joignable pour une raison toute autre. Parce qu’une victoire face à Folschviller 2, c’est un peu son France-Allemagne à la mode amateurs, on peut se douter que s’il ne décroche plus, c’est qu’il goute la victoire glanée par sa B tel un nectar divin (1-0).

 

« Faudra que j’dise à Jean d’acheter un défibrillateur »

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Face à l’équipe réserve de Folschviller, Laurent Bourg prédit une rencontre « serrée ». Quand on pénètre dans les vestiaires un peu plus d’une heure avant le coup d’envoi, un mot sur le tableau blanc donne le ton. Comme une mise en garde. Avec une équipe taillée comme jamais, le coach à moustache y croit néanmoins dur comme fer. Pourtant le premier quart d’heure est pour le moins délicat car ce sont bien les visiteurs qui donne le « la ». Bousculés certes, mais sans que Bryce de Nice, portier de la B pour l’occasion, n’ait à faire chauffer les gants. Peu à peu, les Oranges sortent de leur léthargie et les premiers mouvements offensifs se font jour, comme sur cette percée plein axe de Cédric L. qui tente une frappe du gauche qui se niche dans les gants du gardien. Dans une rencontre fermée, les visiteurs créent à plusieurs reprises le danger, mais sans se montrer incisifs, fort heureusement. Il y a toujours ce pied, ce torse, cette tête, pour faire barrage. Vers la vingtième minute de jeu, sur un décalage du narrateur, Josian adresse un centre en retrait pour Fred qui, seul au point de pénalty, a le temps d’enchaîner un contrôle de la poitrine et une demi-volée qui laisse le gardien de Folschviller sur place (1-0). Dans un match fermé, on ne se doute pas à quel point cette réalisation de « Foufou » comptera, et ce ne sont pas les quelques coups-francs lointains que se procurent les locaux, dont l’un d’eux sera repris de la tête par Cédric sans inquiéter le gardien, qui sont de nature à faire évoluer les choses. Pourtant, tandis que les joueurs de Folschviller continuent de faire vaciller la barque orange, les hommes de Laurent Bourg manquent même, un peu contre le cours du jeu, de doubler la mise. Malheureusement, servi par Josian, une nouvelle fois, votre humble serviteur ouvre trop son pied et sa reprise effleure le poteau mais pas du côté espéré. Dans le vestiaire, Laurent Bourg est calme. En tout cas, il tient bien le rôle et, à aucun moment, on ne le voit tenter de se projeter contre un mur ou encore demander à avaler, cul sec, la serviette de bain de Foufou. Il sait que ses ouailles, bien que remuées, peuvent le faire et ce, même si la seconde période débute sur un même topo : des visiteurs qui ne lâchent rien mais qui (plus la rencontre s’écoulera, plus cet aspect sera important) ont parfois tendance à perdre leur lucidité en s’énervant entre eux. Se lançant de toutes leurs forces vers l’avant, les visiteurs laissent rapidement des brèches. A deux reprises, en cinq minutes de temps, on croit que le match va prendre une tournure plus heureuse encore pour l’A.S.B.G. mais, Foufou se voit d’abord refuser un doublé pour une position de hors-jeu (semble-t-il inexistante) avant de se faire balancer dans la surface, le tout sans que l’arbitre ne désigne pour autant le point de pénalty. En réaction, Folschviller 2 va se créer sa plus grande occasion de la rencontre. Sur un centre venu de la droite, l’un des visiteurs tente le ciseau mais Bryce lui oppose sa main droite et détourne en corner. Laurent Bourg ne parvenant plus à masquer son palpitant qui déconne, il opère des changements. Côté gauche, Josian continue de créer la zizanie mais, à plusieurs reprises, ses débordements ne trouvent personne à la réception. Sur un coup-franc le long de la ligne de touche côté gauche, Adrien vise justement le tout récent quadra qui n’arrive pas à reprendre correctement la chique. Même topo quelques instants plus tard pour Mohamed, lui qui avait hérité d’une passe en retrait du même amateur de canulars téléphoniques, tandis qu’en face, le n°12 tente une frappe lobée sans contrôle suite à un débordement côté gauche.
Sur son banc (simple expression, car il ne s’est pas assis de la rencontre), Laurent Bourg ne tient plus et se fait un pense-bête : la prochaine fois qu’il verra son Président, il lui imposera l’acquisition d’un défibrillateur. Alors qu’il ne reste qu’une poignée de minutes, nouveaux changements « histoire de casser le rythme ». Les vieux de devant, qui s’en étaient allés se reposer en cours de seconde période, sont invités à un dernier tour de piste. Dans les arrêts de jeu, votre serviteur croit avoir soldé les comptes quand il fait un grand pont sur le gardien avant de pousser la balle dans les buts vides, lui qui venait d’être parfaitement servi par Maître Gims côté droit mais, une nouvelle fois, l’arbitre de touche fait virevolter son drapeau.
Une dernière montée de tension pour Laurent Bourg car, dans la foulée, l’arbitre central met un terme à la rencontre. Pour Mister Moustache, c’est plus que du soulagement. On sent de la fierté dans les quelques mots exprimés à même le terrain, quand tous ses joueurs sont rassemblés dans le rond central. Oui, il y a des victoires qui réchauffent encore plus le cœur que le classement.

Waterloo, morne plaine

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Il y a déjà le score. Lourd. Du genre qui fait tâche. 5-0 dans les dents, ces n’est pas un hold-up, c’est une claque.
Et puis, il y a semble-t-il la manière, du moins à entendre les premiers joueurs revenir à Guenviller et évoquer leur match. Ou plutôt leur non-match. A part un coup-franc dévié de la tête par Cédric sur le poteau à la demi-heure de jeu, les visiteurs ne se montreront, dans le fond, jamais vraiment dangereux. Ils prendront un premier pion dans la foulée de leur seule véritable opportunité quand l’un des joueurs de Stiring, en position d’hors-jeu manifeste, ira tranquillement dribbler le malheureux Tipi (1-0). La cabane tombera définitivement sur le chien en seconde période, d’autant que le maître n’est pas là pour voir le spectacle. Empêché, Matthieu Ultsch avait en effet laissé les clefs du bus à Gilles et Pierre, ce dernier s’étant malencontreusement blessé à la cheville cette semaine. Si les visiteurs tenteront vaguement de revenir au score durant le premier quart d’heure du second acte, les choses basculeront littéralement ensuite. C’est d’abord une touche anodine côté droit qui se transforme en occasion convertie (2-0) puis un nouveau face à face remporté par Stiring-Wendel (3-0). Les cinq dernières minutes sont dans la droite ligne de la rencontre, mais donnent plus d’ampleur encore à la déroute. Une perte de balle dans l’axe de la défense et voilà que la 4e réalisation est quasi offerte sur un plateau (4-0) et ce, avant que le n°9 local, une nouvelle fois seul au monde, mette un point final à la victoire des siens (5-0). Comment dit-on dans ces cas-là ? Ah oui, « un match à oublier »…

By Maître Renard

[Championnat] 4ème Journée