A.S.B.G. : La A se donne de l’air,

la B la tête dans le sac

 

La voilà ! Depuis des semaines, plus précisément depuis sa victoire contre la S.S.S.H., la A restait engluée dans les bas-fonds du classement. Trois points au compteur qui ont enfin été doublés après cette victoire à domicile contre Vahl-Ebersing (2-1). A Pontpierre, la B a confirmé son état de santé du moment : déjà enrhumée, elle s’est cette fois chopée une bonne angine en s’inclinant lourdement (5-2).

 

Frustrant, frustrant, frustrant

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C’est par la répétition de ce terme que, la mine grave, Laurent Bourg résume la performance de ses joueurs. S’il y avait des absents, cela n’explique pas tout. Pas question pour l’entraîneur de la B de pointer plus particulièrement telle ou telle responsabilité individuelle, mais bien une incompréhension (partagée) déjà ressentie la semaine passée quand ses hommes avaient totalement perdu pieds en seconde période face à Valmont 2. Quand, au bout d’à peine cinq minutes de jeu, une perte de balle dans l’axe de la défense à 8m du but est sanctionnée immédiatement d’une frappe décroisée au premier poteau (1-0), on se dit, à minima, que les choses auraient pu mieux commencer. Une ouverture du score précoce qui symbolisera cette propension à donner le bâton pour se faire battre. Au quart de jeu, on croit pourtant les visiteurs remis sur le droit chemin quand le narrateur reprend de la tête un corner de Josian (1-1), d’autant que les Bleus vont désormais presser les joueurs de Pontpierre, essayant de capitaliser sur ce temps fort. On verra ainsi Josian s’essayer à la frappe (déviée) à l’entrée de la surface, imité par un J.F.C. dont la tentative est trop enlevée. Si certains coups, notamment côté gauche, auraient pu (dû) être mieux joué, on assiste surtout à une même typologie de contres dont profitent à plein les joueurs locaux. Récupérant la balle plein axe, ils s’emploieront ainsi, quasiment 90mn durant, à jouer dans le dos de la défense en lançant leur jeune et rapide n°7. Si Maxime contrecarre par deux fois leur plan, il finit par être trompé sur un nouveau copié-collé (2-1). Ce n’est pas comme si c’était annoncé…Dans les vestiaires, sans jeter le bébé avec l’eau du bain (tout n’ayant pas été mauvais, loin de là), on pointe du doigt cette naïveté qui serait presque touchante si elle n’était pas avant tout rageante. On exhorte à mettre davantage le pied, trop du duels ayant été perdus face à des Rouges pleins de bonne volonté et, sans être transcendants, bien plus prompt à se battre avec leurs armes. Plus tard, on constatera que cette ode au combat a peut-être été prise trop au pied de la lettre…Même s’il fut insisté sur le fait de ne pas reproduire le black-out de la semaine passée, où la seconde période fut un long chemin de croix, on verra quand même, dès le coup d’envoi, une nouvelle action stéréotypée (plus besoin de vous faire un dessin) heureusement détournée en corner par le gardien de l’A.S.B.G. Sur une action côté droit et un ballon qui parvient dans les six mètres, le portier visiteur sera néanmoins moins en réussite quand son dégagement trouvera le ventre du n°9 et terminera au fonds des filets (3-1). Une mauvaise blague. Quelques instants plus tard, J.F.C. voit sa frappe enroulée détournée par le gardien sur sa barre. Tandis qu’il reste une vingtaine de minutes à jouer et que les hommes de Laurent Bourg peinent à se montrer dangereux, un contact, à l’entrée de la surface côté gauche, va faire basculer la rencontre. Foufou, victime, disjoncte et se fait virer, tandis que le coupable, lui, s’en sort avec un simple carton jaune. Pourtant, bien que réduits à 10, les Bleus vont faire durer le suspense sur une splendide frappe croisée de Gaëtan (3-2), mais comme il est dit que rien ne sera simple pour cette B, une perte de balle à 30m des buts se transformera en contre fatidique (4-2). Alors qu’il reste moins de dix minutes à jouer, les visiteurs se prendront un dernier pion sur un centre côté droit catapulté d’une tête plongeante par un joueur de Pontpierre fraîchement rentré sur la pelouse (5-2), donnant – à tord – à la rencontre des airs de dérouillée. C’est grave, docteur ?

La A se remet en selle

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Un discours puis des joueurs laissés seuls. Pour que, dans l’intimité du vestiaire, les choses soient dites. Voilà l’idée de Matthieu Ultsch pour créer un électrochoc. Alors certains joueurs prennent la parole, sans savoir que dans un peu plus d’une heure et demie, l’on verra enfin un peu de soleil réchauffer les cœurs d’une formation empêtrée en bas du classement. Si les locaux se montrent essentiellement dangereux sur coups de pieds arrêtés, ou encore sur cette tête non cadrée de Pierre consécutive à un centre de Julien, ils trouveront une première fois le chemin des filets sur un travail de Danilo côté droit. Le violoniste trouve Bastien dans la profondeur et Charal (puisque l’on dit de lui que c’est un vrai « steak ») fait parler la poudre d’une frappe croisée (1-0). Vahl-Ebersing réagit, et une faute d’un revenant tout en boucles occasionnera notamment un coup-franc dangereux aux 18m détourné par le mur, plus précisément le postérieur de Sandro (qui se prendra une biscotte un peu plus tard). Et la personne qui narrera ce fait de jeu de préciser à votre serviteur : « Heureusement que Sandro a un gros cul » (no comment). Au retour des vestiaires, les locaux connaissent quelques difficultés et, sur un ballon dégagé par la défense, laissent le soin au n°7 jaune d’armer une frappe lointaine qui part dans la lucarne (1-1). Les Bleus corrigent rapidement le tir et se créer une double occasion : Alex part seul face aux buts mais se fait rattraper par un défenseur dont le tacle se mue en passe en retrait pour son gardien ; Michel exécute ce coup-franc dans la surface mais la défense adverse se dégage tant bien que mal. Pas pour longtemps car à l’heure de jeu, Alex, côté gauche, trouve le spitz de Mike qui fait mouche (2-1), trompant ainsi le gardien improvisé de Vahl-Ebersing. En effet, le titulaire du poste étant malade, ce n’est rien de moins que leur attaquant phare qui dût enfiler les gants (toute ressemblance avec une situation déjà rencontrée à l’A.S.B.G. serait tout sauf fortuite). Les Bleus manquent d’alourdir le score, notamment sur un face à-face de Cédric S., mais réussiront surtout à ne pas céder quand les Jaunes jetteront leurs dernières forces dans la bataille durant le dernier quart d’heure. Vous dire que ce succès fait du bien reviendrait à enfoncer une porte ouverte, mais on va vous le dire quand même, tant les cris de joie que l’on entendra ont les attraits d’une véritable délivrance.

By Maître Renard

[Championnat] 7ème Journée